La somnolence au volant est un risque souvent peu pris en considération alors qu’il peut avoir de graves conséquences pour le conducteur mais aussi pour les autres usagers de la route. Qui n’a pas déjà pris le volant en ne se rendant pas compte de son état de fatigue ou en refusant d’avouer qu’il était trop épuisé pour conduire ? Alors quand le coup de fatigue arrive, quelles sont les stratégies à mettre en place pour rester éveillé et conduire en toute sécurité ?

Connaître les facteurs impactant la vigilance au volant

Nous ne sommes pas tous égaux face à la fatigue au volant. En effet, différents facteurs peuvent influer sur notre état et notamment :

Le manque de sommeil, suite à des nuits trop courtes ou à des troubles du sommeil comme l’apnée du sommeil, contribuerait à l’augmentation du risque d’avoir un accident de la route. En effet, une étude américaine parue dans la revue BMC Medecine, démontre que dormir seulement 6 heures augmenterait le risque d’accident de la route de 33 %, alors que ce risque diminue sensiblement lors de 7 à 8 heures de sommeil par nuit. Par ailleurs, un conducteur éveillé depuis plus de 17 heures a des capacités physiques et mentales équivalentes à celles d’une personne ayant un taux d’alcool de 0,5 g par litre de sang. Et 24 heures

Que savez-vous de la somnolence ? 

1 – Pour rester éveillé au volant, il faut boire un café
 Vrai
 Faux

2- Les accidents causés par la somnolence sur autoroute arrivent
 Pendant de longs trajets ?
 Lors de n’importe quel trajet ? 

3- La première cause d’accident mortel sur autoroute est
 La vitesse
 La consommation d’alcool
 La somnolence

Retrouvez les réponses à la fin de l’article.

d’éveil équivalent à un taux de 1 g d’alcool/l (en France, rappelons que l’alcoolémie maximale au volant est fixée à 0,49 g d’alcool par litre de sang).

Le créneau horaire durant lequel on est au volant de son véhicule. Ainsi, il est préférable d’éviter de conduire la nuit si possible car le risque d’accident est plus important. Si ce n’est pas le cas, il est recommandé d’être prudent et particulièrement entre 2h et 5h du matin qui est la période la plus propice à l’endormissement. Il est aussi à noter qu’en journée après le déjeuner, entre 13h et 15h, la fatigue peut se faire sentir. 

La consommation de substances, telles que l’alcool, certains médicaments ou drogues, qui accentue la somnolence au volant. 

Etre attentif aux signes de la fatigue

Afin d’éviter un accident dû à l’hypovigilance, il est important d’écouter son corps qui envoie des signaux clairs sur son état de fatigue :

– Bâillements répétés
– Raideur de la nuque
– Picotement des yeux et paupières lourdes
– Position inconfortable
– Difficulté à se concentrer et à rester vigilant (par exemple, écarts par rapport à la ligne blanche de la route)
– Réactions plus lentes

Faire une nuit de 8 heures de sommeil avant de prendre son véhicule

Même si les circonstances ne le permettent pas toujours (travail, départ en vacances), il est vraiment crucial de prendre conscience que dormir son quota d’heures au quotidien permettra une meilleure vigilance et diminuera le risque d’accident de la route. Non seulement, le conducteur restera plus maître de son véhicule, mais il sera plus à même d’avoir les bons réflexes face aux comportements des autres usagers de la route. Et il est également important de rappeler que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est ni la vitesse ni l’alcool, mais la somnolence qui est la première cause d’accident mortel sur autoroute (1 accident sur 3).

A l’occasion d’un départ en vacances ou d’un week-end prolongé, si vous souhaitez être en forme pour prendre la route tôt le matin ou la nuit, utilisez cette astuce très puissante : plusieurs nuits avant votre départ, dormez plus que d’habitude afin d’être en excès de sommeil et surtout pas en manque. Cette « réserve de sommeil » vous permettra de faire face à la nuit plus courte pour cause de départ nocturne ou matinal. Si ce n’est pas possible, et en fonction de votre heure de départ, essayez au moins de faire une sieste de 20 minutes avant de prendre le volant.

Créer un environnement favorable à la conduite

Pour rester éveillé, maintenez l’air ambiant de votre véhicule à une température adéquate : ni trop fraiche ni surtout trop chaude, ce qui est propice à l’endormissement. Ouvrez régulièrement les fenêtres pour renouveler l’air. Réglez votre siège afin d’être confortablement assis sans être avachi, diminuez l’éclairage du tableau de bord pour éviter la fatigue visuelle et écoutez la radio pour maintenir un état de vigilance. Et surtout, respectez la limite de vitesse car rouler trop vite demande bien plus d’attention, ce qui fatigue beaucoup plus.

Faire les longs trajets avec un autre conducteur

Dans la mesure du possible, il est préférable de faire les longs trajets accompagné par une autre personne. En cas de fatigue, cet autre chauffeur peut prendre le volant et s’il ne conduit pas, il pourra au moins faire la causette.

Prévoir une alimentation adaptée

Si vous prenez le volant tôt le matin, le petit-déjeuner doit être consistant sans être trop gras ni trop sucré et inclure une boisson telle que le thé ou le café. Si vous conduisez après le déjeuner ou le dîner, il sera préférable de manger léger et de prendre un café pour ne pas vous assoupir. Pensez également à bien vous hydrater avec de l’eau. Le manque d’hydratation est source de fatigue. Et bien sûr, ne buvez pas d’alcool et évitez de boire trop de boissons énergisantes dont l’effet est de courte durée. Ces dernières ne remplaceront pas une vraie pause redynamisante.

Faire une sieste en cas de fatigue importante

Sur un long trajet, il faut prévoir des pauses toutes les deux heures pour se rafraichir les idées, se dégourdir les jambes, boire un café ou de l’eau et éventuellement prendre un snack léger comme des fruits. Quand la fatigue est vraiment trop pesante, il est nécessaire de s’arrêter dans un endroit où on se sent en sécurité et de faire une sieste flash de 5 minutes ou si possible une sieste d’au moins 15 à 20 minutes. Cela permettra de retrouver une vigilance suffisante pour reprendre la route dans de bonnes conditions.

Comment faire une sieste en voiture ? Regardez cette vidéo de l’INSV (l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance) pour apprendre à faire une sieste flash quand vous êtes en voiture.

Au volant, quand les bâillements, paupières lourdes ou picotements dans les yeux se font sentir, c’est qu’il est nécessaire de s’arrêter. Le bon réflexe consiste à boire un café en premier (la caféine met 20 minutes à agir), à s’installer dans une position confortable et à faire ensuite une sieste de 15 à 20 minutes. On pense à mettre un réveil, puis on se détend, on relâche ses muscles et on respire profondément. Une fois réveillé, il faut bien s’étirer, boire un peu d’eau et faire quelques pas à l’extérieur pour se redynamiser.

Réponses aux questions sur la somnolence

1 – Pour rester éveillé au volant, il faut boire un café…

Faux : Le café est un faux ami. Il va nous booster un moment mais son effet sera rapidement suivi d’un coup de fatigue. Cela est aussi vrai pour les boissons énergisantes

2- Les accidents causés par la somnolence sur autoroute arrivent…

Lors de n’importe quel trajet. Il faut être particulièrement vigilant quand on est proche de l’arrivée car c’est souvent à ce moment-là que la somnolence survient.

3- La première cause d’accident mortel sur autoroute est…

La somnolence est la première cause d’accident mortel sur autoroute (1 accident sur 3). Environ 20% des accidents de la route sont liés à un endormissement au volant.

 

Et si vous vous offriez un coaching pour vous aider à acquérir plus facilement de nouvelles habitudes qui vous aideront à vous sentir moins fatigué(e) et à retrouver votre énergie ? Prendre RDV maintenant !

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